Jeanne & le orange & le désordre

Slam théâtral double microphoné. Jeanne : une tentative de langue, de partage du monde déserté par la parole d’une femme en décalage, qui doit tout renommer avec joie et non sans peine.

 

Est-on encore une mère quand il n’y a plus l’enfant, est-on encore une femme si on faillit en tant que mère, est-on encore quelqu’un sans mot pour se dire ? La parole est au centre, abrupte, en tension avec la haute technicité de l’élocution et de l’interprétation sur le fil, près de l’effondrement. Il n’y a pas de mot pour désigner le parent qui a perdu son enfant. Comment prendre la parole quand la langue ne nous a pas prévus ? A-t-on encore une identité quand on n’a plus de définition ? C’est elle qui se fait traverser le corps par la précipitation d’une parole, pour nous livrer sa vision des faits, sa version du monde.

Le vouloir bien-faire, le sentiment d’inadéquation, la joie de nommer ce qu’on partage, l’indignation face à ce que la langue n’a pas nommé et qu’elle met dans des cases. Plateau plutôt nu, deux pieds de micros qui font scénographie et technique de l’acteur extra quotidienne jusqu’à l’étouffement, et élocution allant au bout d’elle-même entre chant, slam et jeu. Cotoyant le rap et entretenant un rapport pointilleux à la langue, Louise Emö (LaParoleAuCentre) cherche à faire coexister des formes de la parole, sur un  plateau, de façon scénique et conflictuelle, puriste et urbaine.

Infos

Équipe

dramaturgie, écriture, jeu Louise Emö
dramaturgie, direction technique Clément Longueville
regard extérieur Emmanuel de Candido
développement, production, diffusion Habemus papam

 

Production

Une production LaParoleAuCentre | Avec le soutien du Centre culturel Jacques Franck (Bruxelles), de la Mairie de Rouen et de l’ODIA

21.11 → 21.11.2017

Recevoir notre newsletter