Points de rupture

Que faut-il pour qu’un changement ait lieu ?

Après une trilogie sur la mécanique du profit et une conférence décalée sur l’impuissance du politique face au secteur financier, Zoo Théâtre poursuit son travail d’écriture scénique. Avec Points de rupture, Françoise Bloch et ses acteurs explorent ces moments où un être rompt avec le système et/ou le groupe dans lequel il est inscrit pour tracer une autre ligne. On connait tous la fable de la grenouille dans l’eau chaude : Une grenouille se baigne dans l’eau d’une casserole.
Ça chauffe doucement. Et la grenouille, sans s’en rendre compte, s’endort dans son bain.
En vérité : elle cuit. Elle sera bientôt mangée. Pourtant si cet animal avait été jeté directement dans le liquide bouillant, il aurait trouvé le moyen de sauter et de déguerpir loin du danger.

Jusqu’où supportons-nous quelque chose ? Face aux dangers imminents, restons-nous immobiles, endormis dans l’eau chaude ? Ou cette immobilité est-elle un effet d’optique ? Ne sommes-nous pas, effectivement, traversés de sursauts permanents où nous cherchons le moyen de sortir de nos casseroles ?
Peut-être même que l’on se prépare au grand saut ?
Dans Points de rupture, un groupe d’acteurs naviguent dans ces questions…
Quand nous repoussons l’échéance, quelles limites s’atteignent, quels déclics surgissent, parfois in extremis, quel imaginaire grandit au fond de nos cervelles et nourrit la possibilité d’autres issues et d’autres écritures.
Car enfin, nous ne sommes pas des grenouilles et d’autres fables sont possibles.
La souris qui tombe dans la cuve de lait n’accepte pas son sort. Et grâce au travail incessant de ses petites pattes, elle transforme le lait en crème, la crème en beurre, et trouve un support solide pour regagner le temps de vie auquel, légitimement, elle estime avoir droit.
Points de rupture est une écriture de plateau. A la manière d’un voyage à travers une question, qui en amène une autre, qui elle-même en amène une autre, mais où il est aussi toujours possible -comme au jeu des petits chevaux-, de revenir à la case départ, le spectacle articule fragments de textes fictifs, propositions sur base de matériaux documentaires, improvisations d’acteurs et contrepoints vidéo.

Infos

Avec Elena Doratiotto, Jules Puibaraud, Léa Romagny, Aymeric Trionfo (en cours)
Mise en scène Françoise Bloch
Ecriture collective
Assistantes à la mise en scène Louise D’Ostuni et Cécile Lecuyer
Collaboration artistique et dramaturgie vidéo Yaël Steinmann
Scénographie et costumes Katrijn Baeten et Saskia Louwaard
Création lumières Jean-Jacques Deneumoustier
Direction technique Marc Defrise
Régie vidéo Frédéric Nicaise
Régie son Boris Cekevda
Assistanat à la mise en scène des ateliers de recherche Marie Devroux
Régie générale des ateliers de recherche Caspar Langhoff
Stagiaire mise en scène Marina Yerlès
Production Daria Bubalo et Rachel Goldenberg
Diffusion et développement Habemus Papam – Cora-Line Lefèvre, Julien Sigard, en collaboration avec le Théâtre National Wallonie-Bruxelles

Production

Une création de Zoo Théâtre
En coproduction avec le Théâtre National Wallonie-Bruxelles, MARS-Mons arts de la Scène, L’ANCRE-Théâtre Royal de Charleroi, le Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, Wirikuta asbl, la COOP asbl et Shelter Prod
Avec le soutien en résidence du Théâtre des 13 Vents-CDN de Montpellier et du Festival de Liège et le soutien en production de taxshelter.be, ING et du Tax-shelter du gouvernement fédéral belge
Avec la participation du Centre des Arts Scéniques et de l’ESACT (École supérieure d’Acteurs de Liège)
Zoo Théâtre est soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, service des Arts de la Scène. Françoise Bloch est artiste en compagnie à L’ANCRE/Charleroi

29.09.2020 → 10.10.2020

11.03.2021 → 12.03.2021

23.03.2021 → 25.03.2021

31.03.2021 → 01.04.2021

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